• Concerto pour piano et orchestre

    Après avoir écrit tout au long de ma vie de nombreuses œuvres pour petites ou grandes formations, je me lance ici dans un genre où les chefs d’œuvre sont innombrables et revêtus du plus haut prestige qui soit dans la Musique occidentale.
    Il faut donc une certaine dose d’inconscience pour imaginer pouvoir rivaliser avec ceux-ci. Heureusement tel n’est pas mon but. Je me contenterai déjà d’aller au bout de l’écriture de ce concerto en 3 mouvements et d’une durée souhaitée de 40mn.

    Pour l’heure j’en suis aux premières ébauches. J’écris de façon besogneuse au piano, en chantant au besoin, et je note d’une écriture presque illisible tout ce que je peux noter sur mon cahier de musique à spirales et à 14 portées.
    Puis je passe à la saisie sur mon logiciel d’écriture Finale qui me permet de disposer toutes les couleurs de ma palette orchestrale sur le conducteur, avec la possibilité d’entendre avec des sons approximatifs ce que j’ai composé. A partir de quoi, je corrige, je complète, je retire.
    Bon, je sais, je ne suis pas de ceux qui, ayant appris au Conservatoire, sont capables de tout entendre dans leur tête et de n’avoir besoin que d’un crayon, d’une gomme et de papier musique pour transcrire la substance de leur inspiration.

    Je suis ce qu’on appelle un autodidacte, je suis un peu un tricheur, mais je ne vole rien à personne pour autant. J’ai même l’impression de donner à entendre quelque chose de singulier. En tout cas c’est le métier de musicien qui m’a tout appris. En le faisant, avec des hauts et des bas comme cela est indiqué sur les caisses qui transportent des choses fragiles.
    J’avoue que j’aurais préféré m’attaquer à l‘écriture de ce Concerto une fois muni des outils que l’on apprend à utiliser dans les classes de composition. Mais la vie ne m’a pas permis de passer par cette étape presque obligée. Il faut donc bien que je m’autorise à m’en dispenser. J’espère en sautant cette étape pouvoir retomber sur mes pieds. Je m’en sens aujourd’hui capable, et je m’en remets au jugement des concertistes et orchestres qui me feront l’insigne honneur d’entreprendre de me jouer.