Labyrinthe

9 septembre 2012 dans Exergue

Nouveau quartet de Mico Nissim avec :
Mico Nissim : piano et compositions 
Stéphan Caracci : vibraphone
Jean-Luc Ponthieux : contrebasse 
Mourad Benhammou : batterie 

 


Piano et vibraphone dialoguent dans un perpétuel rebondissement de timbres lumineux à la manière des carillons ou des gamelans et délicats comme des boîtes à musique.

Nulle mièvrerie mais au contraire des clins d’œil à la rugueuse esthétique Monkienne ou Dolphienne,
dans Blues For Arnold et Sérénade Quantique.

Une section rythmique qui redessine sans cesse les lignes de force et les perspectives de ce tableau aux multiples tonalités en or majeur.

Avatar, peut-être, du Modern Jazz Quartet et  auto-portait en fragments amoureux de la vie et de la musique.

Nulle froideur de futurisme abscons mais humour et tendresse, dédicaces à l’idéal féminin et ses infinies
déclinaisons musicales dans Hello Beautiful et Les Grandes.


 

 

Ornette / Dolphy / Tribute / Conséquences

9 mai 2012 dans Exergue

Mico Nissim:  piano et recompositions 
Géraldine Laurent : saxophone alto
Laurent Mignard : trompette de poche
Stéphane Guillaume : clarinette basse et flûte
Jean-Luc Ponthieux : contrebasse 
Mourad Benhammou : batterie 

Dans le domaine de l’Art, il existe de très nombreux cas où l’artiste crée à partir d’une œuvre existante, cette dernière lui servant de point de départ pour sa propre « déviation ».
Le Jazz est, à sa façon, presque entièrement voué à cet exercice de style.

Mico Nissim a voulu puiser non seulement dans l’histoire et le répertoire thématique, mais aussi dans l’essence des improvisations
d’Ornette et de Dolphy. Il ne voulait surtout pas se perdre dans une adulation pétrifiée, non, il voulait repérer dans leurs enregistrements des éléments propres à être développés et réactivés dans le style qui est devenu le sien.

Le processus de création l’a conduit de ce point de
départ vers de nouveaux signes, vers une esthétique qu’il espère singulière et porteuse de l’envie de s’aventurer encore plus loin. Point of departure n’était-il pas déjà au milieu des années 60 le titre d’un album emblématique d’Andrew Hill avec Eric Dolphy !

Travailler sur les conséquences d’Ornette Coleman et d’Eric Dolphy,
c’est célébrer une fête pour le temps présent et aussi en préparer d’autres pour le futur. A ma façon, fière et modeste, au sein du grand creuset culturel aussi nécessaire à l’existence que le gîte et le couvert.


Bloody Standards

9 mai 2012 dans Exergue

Ils prennent un beau morceau de standard bien saignant et le mettent à mijoter avec son accompagnement minutieusement épluché.
Ils remuent avec la trompette, règlent le feu avec le piano, ou le contraire, rajoutent quelques accords épicés, un trait salé par ci, une syncope poivrée par là.

a servir chaud sur un plateau sonorisé
et éclairé évidemment !


La presse en parle :

La trompette de poche de Laurent Mignard revisite une belle poignée de standards, soutenue par le piano de Mico Nissim, on apprécie tout particulièrement la complicité qui unit les deux musiciens. Entre la variété des nuances et des modes de jeu proposée par le trompettiste, et le toucher percutant de Mico Nissim, dont les harmonisations parfois brutes ont l’art de surprendre, s’est noué sur le fil du rasoir un dialogue enthousiasmant.
Vincent Cotro (Jazz Magazine)

Ithaque

9 mai 2012 dans Exergue

Après Darlinghetta et Solo, Mico Nissim se lance dans sa troisième traversée en solitaire, sur une musique reposée, se succédant sans arrêt à elle-même sans fêlure, mouvante et fidèle comme la vague qui amène le bateau à bon port.
Retrouvailles avec une forme d’évidence mélodique, rythmique et harmonique. Fluidité d’un chant à la fois lové sur lui-même et porté vers un ailleurs.

(Voir les vidéos en bas de page)


La presse en parle :

A propos de DARLINGHETTA , 33 tours paru en 1980 chez Celluloïd Records :
Musiques aussi claires et inventives que solidement architecturées auxquelles la variété de ses touchers donne une auréole de poésie rare.
André Francis (Radio France).
 
A propos de SOLO, CD paru en 1997 chez Charlotte Records :
Loin de l’exubérante virtuosité souvent stérile de certains pianistes, Mico Nissim distille un jeu impressionniste. Couleurs chaleureuses, toucher raffiné, phrasé souple et aéré : à l’image des compositions qui, sans sophistication outrancière, révèlent une écriture mélodique et harmonique très sensible.
Eric Lemaître (Jazz Magazine)
 
Au-delà de sa grande maîtrise de l’instrument c’est la qualité du travail de composition de Mico Nissim qui séduit. Ses compositions recèlent de ces petits joyaux mélodiques qui
séduisent sans trop flatter l’oreille.
Frank Médioni (KeyBoards)